Littérature

Sarah Chiche, Les enténébrés

Sarah Chiche, Les enténébrés

Automne 2015. Alors qu’une chaleur inhabituelle s’attarde sur l’Europe, une femme se rend en Autriche pour écrire un article sur les conditions d’accueil des réfugiés. Elle se prénomme Sarah. Elle est aussi psychologue, vit à Paris avec Paul, un intellectuel connu pour ses écrits sur la fin du monde, avec qui elle a un enfant. À Vienne, elle rencontre Richard, un musicien mondialement célébré. Ils se voient. Ils s’aiment. Elle le fuit puis lui écrit, de retour en France. Il vient la retrouver. Pour Sarah, c’est l’épreuve du secret, de deux vies tout aussi intenses menées de front, qui se répondent et s’opposent, jusqu’au point de rupture intérieur : à l’occasion d’une autre enquête, sur une extermination d’enfants dans un hôpital psychiatrique autrichien, ses fantômes vont ressurgir. S’ouvre alors une fresque puissante et sombre sur l’amour fou, où le mal familial côtoie celui de l’Histoire en marche, de la fin du XIXe siècle aux décombres de la Deuxième Guerre mondiale, de l’Afrique des indépendances à la catastrophe climatique de ce début de millénaire.

Éditeur original : Seuil

Critiques

  • Le troisième roman de Sarah Chiche explore les illusions de l’identité et tire son charme de ses fragilités. Ambitieux. […] On retrouve ici les thèmes de prédilection de l’auteure : les illusions de l’identité, d’un moi un et indivisible, la sexualité comme aventure du « Je est un autre » rimbaldien. Son roman présente des caractéristiques qu’on pourrait considérer comme des défauts, mais qui font précisément son intérêt, son charme.
    Les Inrockuptibles n° 1206, Yann Perreau, 9 janvier 2019
  • Dans « Les enténébrés », la psychanalyste conjugue histoires d’amour intenses et secrets douloureux. Un roman poignant. […] L’écrivain joue avec les mots comme avec la musique, très présente au fil des pages. Chaque partie du roman change de tempo et de style narratif.
    Paris Match n° 3645, Valérie Trierweiler, 21 mars 2019
  • Sarah Chiche compose un roman constellation. […] Les personnages s’entrecroisent dans un livre très maîtrisé, dont le premier sujet s’avère la répétition et l’héritage, des comportements, des douleurs, de la violence, de l’amour aussi.
    Transfuge n° 127, Oriane Jeancourt Galignani, mars 2019
  • Ce destin individuel, qui illustre la difficulté à se libérer des douleurs transmises de génération en génération, entre rapidement en résonance avec la fureur et l’absurdité du monde. Et c’est sans doute le plus grand mérite de ce roman foisonnant que de réussir à enchevêtrer histoire individuelle et collective, variant avec maestria les registres d’écriture.
    L’Express, Lydia Bacrie, 11 juin 2019

Comment here