Littérature

Michel Layaz, Sans Silke

Michel Layaz, Sans Silke

Silke se souvient du temps passé à « La Favorite » alors qu’elle avait dix-neuf ans et s’occupait chaque fin d’après-midi de la petite Ludivine. Embrasser les arbres, apprendre à voler comme les oiseaux, dormir à la belle étoile, neuf mois durant, toutes deux auront vécu côte à côte dans un monde onirique, en marge des parents de la fillette absorbés par leur relation exclusive.

Avec ce nouveau roman, Michel Layaz poursuit son exploration des failles familiales. Il attrape avec précision les gestes d’une enfant qui s’arcboute de joie après un coup réussi au billard, qui se caresse les épaules de satisfaction lors d’un moment d’intense concentration et dont les mots peuvent rappeler ceux des meilleurs poètes : « J’ai envie de larmes ».

Éditeur original : Zoé

Critiques

  • D’une écriture délicate, exempte de sensiblerie, Michel Layaz capte merveilleusement la pulsion de vie qui anime sa jeune héroïne et la belle complicité qui l’unit à Silke. À la fois poignant et envoûtant, ce bref roman touche autant par sa délicatesse que par son originalité.
    L’Express n° 3543, Delphine Peras, 29 mai 2019
  • Silke transforme la famille qui l’abrite, mais sans avoir recours à la moindre tentative de séduction. Elle est l’œil omniscient et le rire intérieur, soupape qui donne une grande légè­reté à ce roman d’apprentissage à tous les étages.
    Telerama, Marine Landrot, 27 mars 2019
  • La force du rejet frappe le lecteur. […] Il sème des petits cailloux comme autant d’indices qui font monter la tension. Le roman prend parfois des allures de conte […]. Autopsie d’une famille, le roman pose aussi la question des mots et de leur rapport à l’image.
    RTS, Anik Schuin, 16 janvier 2019
  • Ce qui pourrait être un simple roman sur les charmes de l’enfance, un apprivoisement réciproque, se révèle vite complètement autre. […] La beauté du livre est dans le croisement des points de vue de Silke et de Ludivine, pétries de candeur et de lucidité.
    Libération n° 11724, Frédérique Fanchette, 9 février 2019

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