Littérature

Delphine de Vigan, Les Gratitudes

Delphine de Vigan, Les Gratitudes

Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas.
Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre.

Éditeur original : JC Lattès

Critiques

  • On pardonnera – sans trop en dire – à Delphine de Vigan une quête du passé un peu lourde et certains personnages un rien caricaturaux, pour mieux apprécier la fluidité du récit, la justesse des propos et une humanité jamais surlignée.
    Lire n° 473, Baptiste Liger, mars 2019
  • Avec Les Gratitudes, un nouveau roman très émouvant sur le thème de la reconnaissance, de Vigan prouve que, décidément, elle s’y connaît en sentiments.
    Glamour n° 8, Léonard Billot, avril/mai 2019
  • Delphine de Vigan sonde cette fois la reconnaissance avec Les Gratitudes, un nouveau texte à l’os autour de quelques personnages poignants.
    Les Inrockuptibles n° 1213, Nelly Kapriélian, 27 février 2019
  • Dans Les gratitudes, la romancière aborde la façon dont notre société appréhende la vieillesse et la fin de la vie.
    Paris Match n° 3657, Pauline Weber, 12 juin 2019
  • Au cœur de ce nouveau récit, un trio bouleversant habité par la nécessité de la reconnaissance. Un roman à l’infinie tendresse.
    Madame Figaro n° 1806, Minh Tran Huy, 4 avril 2019

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