Littérature

Yaël Pachet, Le peuple de mon père

Yaël Pachet, Le peuple de mon père

La fille d’un écrivain mesure, après la mort de ce dernier, l’étendue de ce qu’il lui a légué en lui léguant le goût des livres, de l’écriture et de la vie intérieure.
Il faut écrire.

Jamais mon père n’en formulait aussi clairement l’injonction, mais c’était ce que je ressentais à ses côtés. Il me demandait toujours si j’étais en train d’écrire comme on prend des nouvelles d’un proche.

Dans son enfance tourmentée, alors qu’il se plaignait de l’ennui, son propre père lui avait sévèrement répliqué : « Tu t’ennuies ? Tu n’as qu’à avoir une vie intérieure ! Alors tu ne t’ennuieras jamais… »

Et mon père a obéi. Au-delà sans doute de ce que mon grand-père envisageait ; jusqu’à consacrer à cette vie intérieure des milliers d’heures et des centaines de pages, et jusqu’à me transmettre à sa façon ce qui demeure le plus beau cadeau que j’aie reçu de lui.

Éditeur original : Fayard

Critiques

  • Pourquoi un livre vous embarque-t-il plus qu’un autre ? Une façon particulière d’ancrer un personnage dans un lieu dès les premières lignes, sans doute, de le mettre en mouvement, de le faire accrocher la lumière, de l’accompagner d’une musique qui jamais ne s’interrompt au fur et à mesure que vous avancez dans le texte.
    Libération n° 11892, Alexandra Schwartzbrod, 28 août 2019
  • Mue par l’adoration qu’elle lui vouait, sa fille lui consacre un livre intime et lumineux, à la fois journal de deuil au plus juste des émotions et fresque identitaire et familiale […]. Mêlant méditations sur la mort à la biographie, le texte appelle à un dépassement.
    Le Monde, Solenn de Royer, 29 août 2019
  • Une force d’écriture, d’abord, subtile, aimante, impériale, venue de loin. Chaque évocation donne le frisson, tant les mots de Yaël Pachet avancent d’un pas confiant et calme, heureux de fouler une terre magnifique reçue en héritage.
    Telerama n° 3633, Marine Landrot, 28 août 2019, TTT
  • Au rythme du souvenir, de l’affection vivante, elle mêle sa vie et celle de son père, comme lui-même, dans plusieurs livres.
    La Croix n° 41505, Patrick Kéchichian, 12 septembre 201

Comment here