Littérature

Juli Zeh, Nouvel an

Juli Zeh, Nouvel an

Des vacances de Noël en famille sur l’île de Lanzarote – ce rêve de Henning, mari et jeune père plein de bonne volonté, risque de tourner au vinaigre. Le temps est maussade, le moral se détériore ; les crises d’angoisse qu’il redoute tant réapparaissent. Le premier janvier, il décide de s’éloigner des obligations familiales, d’un amour mêlé d’incompréhension et d’une paternité qui l’écrase. Il enfourche un médiocre vélo de location et entreprend, par défi, une ascension harassante.

C’est un homme épuisé qui arrive au sommet de la montagne, où paysage et village se révèlent. Tel un voile qui se déchire, il lui semble retrouver un lieu maudit de sa petite enfance, une expérience traumatisante dont la romancière ressuscite alors chaque instant enfoui dans sa mémoire.

Juli Zeh, à son meilleur, se livre à un travail vertigineux d’expérimentation psychique : la plongée de Henning dans l’onde obscure du refoulé nous hantera longtemps.

Éditeur original : Actes Sud

Critiques

  • Aux commandes de cette mécanique de précision, Juli Zeh confronte un homme à ses démons.
    Les Échos week-end n° 23017, Alexandre Fillon, 23 août 2019
  • Un puzzle se met en place. Juli Zeh a retrouvé l’art un peu perdu du suspense psychologique.
    Libération n° 11892, Claire Devarrieux, 17 et 18 août 2019
  • Juli Zeh maintient le suspense, appuie sur les moments d’irréalité, les impressions de sortilège. Et offre à la fin du livre un rebondissement inattendu.
    Libération n° 11906, Frédérique Fanchette, 14 septembre 2019
  • Expérience de dissection psychologique, « Nouvel An » est une plongée vertigineuse dans la psyché d’un homme qui vacille sous le poids de ce qu’il croit devoir accomplir, et, par un subtil jeu de miroirs, dans nos propres névroses. À travers le récit d’une folle ascension, le roman désamorce, avec le trait cinglant et l’élégante ironie propres à son auteure, le diktat d’une perfection en permanence vantée par des médias ayant envahi les sphères sociale et intime.
    Lire n° 479, Laetitia Favro, octobre 2019

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