Littérature

Sylvain Prudhomme, Par les routes

Par les routes, Sylvain Prudhomme

« J’ai retrouvé l’autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie. »

Avec « Par les routes », Sylvain Prudhomme raconte la force de l’amitié et du désir, le vertige devant la multitude des existences possibles.

Éditeur original : Gallimard

Critiques

  • L’écriture de Sylvain Prudhomme est à l’image de ce voyage : calme, attentive, respectueuse. Elle capte les sensations dans leur fugacité, sans regretter leur disparition, forte de la prémonition que d’autres surviendront, comme les images défilant derrière la vitre d’une voiture à pleine vitesse.
    Telerama n° 3633, Marine Landrot, 28 août 2019, TTT
  • La beauté de « Par les routes » tient également à sa stupéfiante fluidité d’écriture, directe et dénuée de facilités, qui sait mettre en lumière cet hommage à la si grande richesse géographique de l’Hexagone.
    Lire n° 478, Baptiste Liger, septembre 2019
  • D’autant que, bellement écrit, « Par les routes » est un formidable reportage sur certains non-lieux français : ronds-points paysagés, stations-service nocturnes, aires qui n’ont de repos que le nom, villes et villages dont le catalogue baroque suffit à ce qu’on ait envie d’y aller. […] Un récit inquiet écrit à l’aune de nos propres envies de perdition.
    Les Inrockuptibles n° 1237, Gérard Lefort, 14 août 2019
  • D’une belle écriture rythmée, qui avance sur la pointe des mots. Et chacun profite de sentir à nouveau la vie s’éveiller, en réussissant l’exploit de ne jamais blesser l’autre. Par les routes démontre que l’attachement, la gratitude, l’échange, valent tous les fracas.
    Marianne n° 1171, Clara Dupont-Monod, 22 août 2019
  • Jamais – et cela suppose une maîtrise littéraire et une humanité admirables – Prudhomme ne verse dans le lyrisme facile : pas d’exaltation factice, pas d’adjectifs gonflés, pas de révélation subite – juste la ligne de fuite de chacun qui s’étire.
    Mediapart, Lise Wajeman, 28 août 2019
  • Son roman est si délicat, si léger et profond à la fois, qu’on craint de l’abîmer avec de gros mots pompeux. Lisez-le, plutôt. Sa portière est grande ouverte. Et si la chasse au bonheur vous intéresse, vous m’en direz des nouvelles.
    L’Obs n° 2860, Grégoire Leménager, 29 août 2019, ****
  • Loin de l’emphase, dans un style sobre, minimal et infiniment précis, l’auteur parvient à saisir tout le trouble et la fragilité des personnages dans une intensité solaire […] « Par les routes » est un roman délicat, qui laisse place à l’écoute. C’est un livre où l’on respire, la fenêtre ouverte sur l’autoroute ou dans le doux courant d’air d’une maison du sud de la France.
    La Croix, Flora Moricet, 29 août 2019
  • On serait ici quelque part entre Jack Kerouac et Sylvain Tesson, mais avec, en prime, une poésie à fleur de vie qui n’appartient qu’à son auteur. Oui, ce Sylvain Prudhomme est vraiment unique avec sa manière de raconter les paysages et les gens
    Le Parisien n° 23332, Pierre Vavasseur, 8 septembre 2019
  • Ode à l’amitié, au fait d’être ensemble, à l’altérité, ce roman aussi subtil que généreux convoque nos craintes pour mieux les déjouer, et prend le contre-pied du célèbre adage sartrien : l’enfer, c’est tout sauf les autres.
    Le Journal du Dimanche n° 3791, Laëtitia Favro, 8 septembre 2019
  • Si l’autostop […] est ainsi une très belle métaphore de l’ouverture aux autres et des vertus de l’hospitalité, le roman en explore toutes les facettes : peut-on être constamment tourné vers les autres, semble se demander Sylvain Prudhomme, et être là pour les siens ? Par les routes se garde bien d’y répondre, mais offre à chacun un miroir qu’on promène volontiers le long de son propre chemin.
    Le Monde n° 23232, Florence Bouchy, vendredi 20 septembre 2019

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