Littérature

Marco Amerighi, Le temps qui reste

Marco Amerighi, Le temps qui reste

À quoi rêve-t-on quand on a quatorze ans dans un bourg ouvrier de Toscane? Pour Sauro, la réponse a l’allure d’un dieu du rock en boa blanc découvert au début de l’été 1985. Avec le Docteur, Momo et le Trifo, ils vont chanter comme David Bowie et monter «le meilleur groupe de la région». Qu’importe si personne ne sait jouer, s’il faut répéter dans la chambre froide d’un ancien abattoir. Bientôt, rien d’autre ne compte que leur premier concert pour impressionner la belle Bea Tempesti… Vingt ans plus tard, Sauro, qui a coupé les ponts avec sa famille et avec le groupe, reçoit un appel l’informant que son père a disparu. De retour sur les lieux de son enfance, dans l’ombre suffocante de la NovaLago, la centrale géothermique qui étouffe toujours hommes et paysages, Sauro affronte enfin les démons de cet été tragique où sa vie a basculé.
Un suspense brûlant, une construction remarquable pour un premier roman poignant sur l’envers du «miracle italien», la force de l’amitié et le poison de la trahison.

Éditeur original : Liana Levi

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Critiques

  • Le Temps qui reste, roman d’autant plus épatant qu’il est le premier de son auteur, raconte la formation d’un adolescent à travers son effondrement. Quelles en sont les causes ? L’éveil des sens qui lui fait tourner la tête, une fidélité amicale absolue et la détresse qui pèse sur Badiascarna.
    Libération n° 11824, Virgine Bloch-Lainé, 9 et 10 juin 2019
  • Les drames s’enchevêtrent. Impressionnistes côté adultes, flamboyants côté mômes. Les traîtrises d’une entreprise et les trahisons de l’adolescence brassées dans un roman à bas rêves, troué de non-dits plus vertigineux que les paroles. D’une puissance bouleversante dans ses dernières pages.
    L’Express n° 3552-3553, Sandra Benedetti, 31 juillet 2019

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