Littérature

Jonathan Coe, Le cœur de l’Angleterre

Jonathan Coe, Le cœur de l'Angleterre

Comment en est-on arrivé là ? C’est la question que se pose Jonathan Coe dans ce roman brillant qui chronique avec une ironie mordante l’histoire politique de l’Angleterre des années 2010. Du premier gouvernement de coalition en Grande-Bretagne aux émeutes de Londres en 2011, de la fièvre joyeuse et collective des jeux Olympiques de 2012 au couperet du référendum sur le Brexit, Le cœur de l’Angleterre explore avec humour et mélancolie les désillusions publiques et privées d’une nation en crise.
Dans cette période trouble où les destins individuels et collectifs basculent, les membres de la famille Trotter reprennent du service. Benjamin a maintenant cinquante ans et s’engage dans une improbable carrière littéraire, sa sœur Lois voit ses anciens démons revenir la hanter, son vieux père Colin n’aspire qu’à voter en faveur d’une sortie de l’Europe et sa nièce Sophie se demande si le Brexit est une cause valable de divorce.

Au fil de cette méditation douce-amère sur les relations humaines, la perte et le passage inexorable du temps, le chantre incontesté de l’Angleterre questionne avec malice les grandes sources de crispation contemporaines : le nationalisme, l’austérité, le politiquement correct et les identités.

Dans la lignée de « Bienvenue au club » et du « Cercle fermé », « Le cœur de l’Angleterre » est le remède tout trouvé à notre époque tourmentée

Éditeur original : Viking Press
Éditeur en français : Gallimard

Prix du livre européen 2019 (catégorie « romans »)
2019 Costa Novel Award Winner

Critiques

  • Jonathan Coe, dans son expansif et souvent très drôle Middle England, est le premier auteur à aborder notre crise actuelle d’identité nationale en utilisant la forme qui semble la plus adaptée.
    The Guardian, Alex Preston, 25 novembre 2018
  • Avec une grande virtuosité, Jonathan Coe insuffle des notes d’humour à la mélancolie qui règne dans les pages de son magnifique « Cœur de l’Angleterre ».
    Lire n° 477, juillet-août 2019
  • L’ironie, la verve, la sensibilité propres à l’auteur ainsi que cette mélodie douce-amère qu’il manie en musicien averti sont ici encore au rendez-vous.
    Les Inrockuptibles n° 1237, 14 août 2019
  • Jonathan Coe revient avec l’art et l’humour qu’on lui connaît sur une décennie marquée par un séisme politique et sociétal encore peu traité par les écrivains britanniques, ici érigé en motif littéraire, vécu de l’intérieur par ses supporters et ses opposants.
    Le Journal du Dimanche n° 3787, Laëtitia Favro, 11 août 2019
  • L’une des choses qui peuvent étonner le lecteur, au fil du « Cœur de l’Angleterre », est de voir que les exergues coiffant les trois parties du roman sont issues de journaux, de comptes Twitter et de discours politiques […]. On croit distinguer dans « Le Coeur de l’Angleterre » la marque de Proust.
    Le Monde n° 23208, Raphaëlle Leyris, 23 août 2019
  • Mais c’est aussi un roman d’ampleur qui reprend tous les thèmes chers à l’écrivain : le passage du temps, les relations familiales, l’amour, si difficile et si fragile, l’amitié, salutaire […]. Si Jonathan Coe connaît le succès pour sa capacité à romancer l’histoire récente de son pays, il serait dommage de négliger ce qui sous-tend son œuvre : le rapport de l’être humain au temps qui passe.
    La Croix n° 41511, Stéphanie Janicot, 19 septembre 2019
  • Au-delà des grands moments politiques des 10 dernières années – les émeutes, les Jeux olympiques, etc. – il s’attarde avec un humour typiquement british à des détails insignifiants qui, suggère-t-il, ont peut-être, eux aussi, changé le cours de l’histoire.
    La Presse, Nathalie Collard, 21 septembre 2019
  • Jonathan Coe ne raconte jamais l’événement ex nihilo, il le distille dans la conscience et les humeurs de ses personnages. Il sait que le thymos – c’est-à-dire le cœur ou encore la colère – est l’un des moteurs de l’histoire.
    Philosophie magazine, Philippe Garnier, 17 septembre 2019

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