Littérature

Victor Jestin, La Chaleur

Victor Jestin, La Chaleur

« Oscar est mort parce que je l’ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d’une balançoire. » Ainsi commence ce court et intense roman qui nous raconte la dernière journée que passe Léonard, 17 ans, dans un camping des Landes écrasé de soleil. Cet acte irréparable, il ne se l’explique pas lui-même. Rester immobile, est-ce pareil que tuer ? Dans la panique, il enterre le corps sur la plage. Et c’est le lendemain, alors qu’il s’attend chaque instant à être découvert, qu’il rencontre une fille.

Ce roman est l’histoire d’un adolescent étranger au monde qui l’entoure, un adolescent qui ne sait pas jouer le jeu, celui de la séduction, de la fête, des vacances, et qui s’oppose, passivement mais de toutes ses forces, à cette injonction au bonheur que déversent les haut-parleurs du camping.

Éditeur original : Flammarion

Prix Etagère 2019

Critiques

  • Le récit est presque une déposition de son fardeau. Cela donne un livre intense, une partition maîtrisée où les dialogues de cette jeunesse, qui ne donne pas à rêver, posent leur juste musicalité.
    Le Point n° 2454, Valérie Marin La Meslée, 12 septembre 2019
  • L’atmosphère et la description de la vie au camping sont les grandes réussites de ce livre. L’angoisse du personnage, ses états d’âme, nous prennent littéralement à la gorge […]. Un roman bourré de suspense, impossible à lâcher.
    France Info TV, Manon Botticelli, 13 septembre 2019
  • Voici un premier roman qui, malgré son titre estival, fait froid dans le dos ! […] Un texte à la fois dérangeant et puissant sur l’adolescence, ses mystères, et sur la culpabilité.
    Psychologies n° 401, Ariane Bois, septembre 2019
  • Victor Jestin crée une atmosphère singulière et hypnotique où le trouble de l’adolescence le ­dispute à ce manège d’adultes perdus dans le concert de l’existence. Un tour de force.
    Le Figaro n° 23351, Mohammed Aïssaoui, 12 septembre 2019
  • Son premier roman se distingue des autres par sa sobriété […]. L’ambiance est caniculaire.
    Le Figaro magazine n° 23340/ 23341, François Armanet, 30 et 31 août 2019

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