Littérature

Gauz, Camarade papa

Gauz, Camarade papa

1880. Un jeune homme, Dabilly, fuit la France et une carrière toute tracée à l’usine pour tenter l’aventure coloniale en Afrique. Dans une « Côte de l’Ivoire » désertée par l’armée française, quelques dirigeants de maisons de commerce négocient avec les tribus pour faire fructifier les échanges et établir de nouveaux comptoirs. Sur les pas de Dabilly, on découvre une terre presque inexplorée, ses légendes, ses pactes et ses rituels… Un siècle plus tard, à Amsterdam, un gamin d’origine africaine raconte le monde postcolonial avec le vocabulaire de ses parents communistes. Lorsque ceux-ci l’envoient retrouver sa grand-mère et ses racines en Afrique, il croise les traces et les archives de son ancêtre.
Ces deux regards, celui du blanc sur l’Afrique et celui du noir sur l’Europe, offrent une histoire de la colonisation comme on ne l’a jamais lue. Gauz fait vivre des personnages tout en contrastes, à la lumière solaire, dans une fresque ethnologique pétrie de tendresse et d’humour.

Grand Prix Littéraire d’Afrique noire 2018

Éditeur original : Le nouvel Attila

Critiques

  • Camarade Papa est un roman ample, engagé sans être moralisateur, qui pose un regard inédit sur la colonisation. […] Pour écrire cette grande fresque coloniale, un vieux rêve qui accompagnait l’écrivain depuis longtemps, Gauz a inventé une langue extraordinaire, immersive et musicale, capable de redonner vie à des concepts politiques amochés par des dérives répétées au cours du XXe siècle. Avec cette écriture littéralement accaparante, Gauz donne l’impression au lecteur de relire un classique du XIXe siècle, tout en le faisant se sentir explorateur d’une littérature d’un nouveau genre.
    France Télévisions, Laurence Houot, 5 octobre 2018
  • Après son premier roman Debout-payé,il nous revient son sac de la grande Histoire sur l’épaule, avec Camarade-papa… où l’on voit qu’il connaît bien son histoire coloniale, avec un double regard synonyme peut-être de cette fameuse double culture. Loufoque, déjanté, révolutionnaire, est-ce que Gauz est un «gilet jaune» de l’écriture ?
    RFI, Yasmine Chouaki, mai 2019
  • On y retrouve l’humour et le sens de la dérision qui caractérisent ses écrits. […] Son langage tient de l’anthologie de slogans politiques truffée d’inventions lexicales savoureuses.
    Le Temps, Isabelle Rüf, 1er septembre 2018
  • Gauz est de retour avec Camarade Papa, toujours au Nouvel Attila, un roman aussi remarquable que le premier […]. Deux temporalités cheminent tout au long du livre […]. Deux perceptions du monde aussi […]. Deux histoires enfin, l’une de la colonisation, l’autre de l’immigration africaine en Europe, contées dans une langue extraordinaire.
    Mediapart, Rachida El Azzouzi et Lucie Delaporte, 18 septembre 2018

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