Littérature

Whiney Scharer, L’âge de la lumière

Whiney Scharer, L'âge de la lumière

Paris, 1929. Lee Miller, une jeune américaine, débarque à Paris. Mannequin, belle comme le jour, elle rêve pourtant de passer derrière l’objectif, animée d’une seule passion, d’une unique obsession : la photographie. Presque par hasard, Lee attire l’attention de May Ray, illustre photographe gravitant dans le Montparnasse surréaliste de Dalí et sa bande d’extravagants artistes. Mais pour Man Ray, Lee demeure la muse par excellence. Entêtée, la jeune femme réussit le convaincre de lui donner sa chance. Elle deviendra l’assistante, l’élève, puis l’amante du grand photographe. Dans l’intimité de la chambre noire, leur art et, très vite, leurs corps se lient et s’unissent. Mais alors que Lee se révèle une artiste hors pair, Man, jaloux maladif et génie égocentrique, ne peut bientôt plus supporter l’ascension de celle à qui il a tout appris.
Des cabarets du Paris bohème aux champs de bataille d’une Europe déchirée par la Seconde Guerre mondiale, de la découverte de techniques de photographie révolutionnaires à l’immortalisation de la libération des camps de concentration, Lee Miller s’impose comme une artiste absolue, une femme hors du commun.

Éditeur original : L’Observatoire

Critiques

  • Les lecteurs qui n’en ont jamais assez de ce milieu seront plus que comblés par le premier roman de Whitney Scharer […], un récit légèrement fictif et facile à appréhender sur la vie de Lee Miller, une photographe américaine dont la carrière a été encouragée, puis éclipsée par son mentor, l’artiste avangardiste Man Ray […]. Les lecteurs qui veulent plus que ces instantanés peuvent se tourner vers la biographie de Carolyn Burke de 2005, Lee Miller : Une vie. D’autres salueront Whiney Scharer pour avoir mis l’accent sur les aspects romantiques de son histoire, s’être immiscés dans la politique sexuelle de l’époque et avoir ainsi exposé la nôtre.
    Washington Post, Donna Rifkind, 7 février 2019
  • La forme prosaïque et réaliste que prend le roman est déconcertante : pourquoi écrire un roman conventionnel à propos de deux artistes visionnaires qui ont transformé la photographie d’un objet destinée à documenter la réalité en une forme d’art expressif ?
    The New York Times, Lauren Elkin, 15 février 2019
  • Raconté en prose presque photographique, ce premier roman cristallise un moment iconique, il parcourt la naissance du surréalisme, du photojournalisme et le rôle des femmes dans ces mouvements et bien d’autres […]. Le livre prend une tournure merveilleusement féministe […]. Scharer écrit sur la photographie avec une passion que l’on ressent comme pure et obsessionnelle, et ses descriptions pour trouver l’image parfaite sont absolument scintillantes.
    Book Reporter, Rebecca Munro, 8 février 2019
  • De cette ardente histoire de passion et de création, de liberté et de dépendance, de traumatisme et de désir, la romancière a tiré un poignant corps à corps sentimental et psychique.
    Telerama n°3636, Fabienne Pascaud, 18 septembre 2019, TT

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