Littérature

Joseph Ponthus, À la ligne. Feuillets d’usine

Joseph Ponthus, À la ligne

À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes
.

Éditeur original : La Table ronde (acheter sur Amazon)
Prix RTL Lire: 2019
Prix Régine Deforges 2019

Critiques

  • Prenant à contre-pied le poids d’un silence médiatico-social souvent assourdissant, le jeune Breton donne à sentir, en chair et en mots, les nouvelles formes de la réalité ouvrière.
    Lire: n° 472, Estelle Lenartowicz, 24 janvier 2019, 3*
  • Passionnant reportage et témoignage en immersion, il signe aussi […] l’étonnant, le brûlant retour d’une poésie ouvrière qui renaît ici entre rap et épopée. Le phénomène de la rentrée.
    Grazia n° 476, Marguerite Baux, 18 janvier 2019
  • Sa grande force, c’est d’inventer sa poésie, au fil de fragments saisis sur le vif qui se succèdent en cascades et sans ponctuation comme autant de vers libres, de pensées arrachées à la fatigue du travail à la chaîne.
    Le Point n° 2425, Sophie Pujas, 21 février 2019
  • Son livre […] décrit le quotidien ouvrier, les pauses, la chaîne, les loisirs bouffés par la perspective du retour, avec une écriture superbe, en un poème cadencé. […] À la ligne, c’est devenu le titre de ce livre puissant, malin, bienveillant, parfois souriant. Essentiel.
    Causette n° 100, Isabelle Motrot, 3 mai
  • Tombé dans l’agroalimentaire breton par accident, le Lorientais Joseph Ponthus, 40 ans, magnifie dans « À la ligne » deux ans et demi de son labeur ouvrier. D’une saignante poésie, son récit a déjà trouvé 10 000 lecteurs.
    Le Télégramme, Sophie Prévost, 10 avril 2019
  • Ils ne sont pas si fréquents, les livres qui vous prennent aux tripes et vous laissent sonnés, entre ébahissement et effarement. A la ligne, de Joseph Ponthus, n’es t pas seulement un formidable premier roman, c’est aussi un livre coup de poing, un ouvrage, on ose le dire, essentiel.
    L’Express, Marianne Payot, 12 mars 2019
  • Un travail alimentaire dans l’agroalimentaire. Il en rapporte une paye pas volée et un très beau livre, A la ligne, comme un cadeau offert à la femme qu’il aime, et comme un défi relevé en bonne et due forme.
    Libération, 18 janvier 2019
  • On n’oubliera pas « A la ligne ». Ces « feuillets d’usine » à la fois souples et tendus qui font naître un écrivain.
    Sud Ouest Dimanche, Alexandre Fillon, 20 janvier 2019, 5*
  • Ce chant épique composé par un cœur à vif dans une langue de poète prolétaire, brute et douce, nue et pure, est en course pour le prix RTL Lire.
    Le Figaro, Astrid De Larminat, 23 janvier 2019

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